2 Alexandr Kolobnev (Russian Federation)
3 Stefan Schumacher (Germany)
4 Frank Schleck (Luxembourg)
5 Cadel Evans (Australia)
6 Davide Rebellin (Italy)
7 Samuel Sanchez Gonzalez (Spain)
8 Philippe Gilbert (Belgium)
9 Fabian Wegmann (Germany)
10 Martin Elmiger (Switzerland)
11 Thomas Dekker (Netherlands)
12 Michael Boogerd (Netherlands)
13 Björn Leukemans (Belgium)
14 Oscar Freire Gomez (Spain)
15 Aleksandr Kuschynski (Belarus)
16 Alexandre Usov (Belarus)
17 Beat Zberg (Switzerland)
18 Erik Zabel (Germany)
19 Thor Hushovd (Norway)
20 Radoslav Rogina (Croatia)
"J'ai vécu une semaine très dure. On m'a accusé de tout, j'ignore pourquoi. La rage accumulée m'a servi à surpasser la fatigue ". La victoire, elle, devrait permettre à Paolo Bettini de surmonter ces rancoeurs, pour les oublier en partie. L'Italien a remporté l'épreuve en ligne des Mondiaux de Stuttgart, s'offrant un nouveau titre de champion du monde après s'être déjà affirmé comme maître du monde l'an dernier à Salzburg.
Un groupe d'une quarantaine de coureurs part en poursuite de la première échappée solide, composée de Stéphane Augé et du Colombien Marlon Arango. Les Transalpins affirment déjà leurs ambitions et servent de guide, avec quatre coureurs présents: Bertolini, Tosatto, Bruseghin, et Cunego. La ballade des fugueurs trouve son épilogue. Les poursuivants réussissent leur mission au septième tour, soit à mi-chemin, et attendent le peloton, comme les échappés auraient peut-être dû le faire. Le retour à la normale ne perdure cependant pas. Car l'un des représentants de l'Italie, Alessandro Bertolini, lance une nouvelle révolte.
Les Bleus disparaissent de l'horizon
Plus d'une vingtaine de coureurs y participent, dont ses compatriotes, mais aussi Jens Voigt (Allemagne), Antonio Flecha (Espagne), Stijn Devolder (Belgique), Sandy Casar (France), et Vladimir Efimkin (Russie). Le rythme passe alors au niveau supérieur. Australiens et Néerlandais, qui ont raté le coche, se mettent à rouler vite. À trois tours de la ligne d'arrivée, un peloton dégarni (environ soixante-dix membres) réussit à effectuer la jonction. Plusieurs attaques fusent, sans réelle consistance.
Incroyable d'abnégation, Bertolini ne quitte pas les commandes de la course. Jusqu'à ce que son équipier Rebellin prenne la main à un peu plus de vingt kilomètres de la fin. Soit un tour de circuit et quelques encablures. Les Français, qui ont craqué un à un, ne sont plus parmi les hommes de tête. Sandy Casar lâche prise sur la fin. Le premier tricolore du classement est finalement, Pierrick Fedrigo, qui termine à la 30e place.
Les cadors doivent désormais se montrer. Boogerd (Pays-Bas), Schumacher (Allemagne), et Sanchez (Espagne) essaient de faire la différence devant Freire, Valverde (Espagne), Evans (Australie), et... les Italiens. Aidé de Pozzato et Rebellin, Bettini peut porter une attaque. Frank Schleck (Luxembourg) parvient à le retenir, permettant à Schumacher, Evans, et Kolobnev (Russie) de venir en tête de course. Mais ce n'est que partie remise: aucun de ces coureurs ne peut lutter dans la dernière ligne droite. Au sprint, Bettini met tout le monde d'accord.
